Véhicule autonome partagé : un service plein de promesses

Des promesses sous conditions

Fin de la congestion, pollution réduite,confort amélioré, sécurité accrue, etc. : le véhicule autonome porte des promesses ambitieuses… qui, pour devenir réalité, restent soumises à plusieurs conditions. Tout d’abord, le véhicule autonome doit répondre à un vrai besoin dont l’importance et la pertinence relèvent des prérogatives des collectivités locales. Son déploiement doit donc s’intégrer dans les stratégies globales de mobilité définies par les autorités organisatrices, ce qui suppose une gestion concertée de l’espace public. Pour soutenir un développement des véhicules autonomes au service du « vivre-ensemble » et se prémunir de certains risques (sécurité routière, sécurité informatique, assurances, données, transition écologique…), les législations nationales et européenne devront également se renforcer. Dernière condition, et non des moindres, pour réussir le déploiement du véhicule autonome : il doit être accepté par le citoyen. Pour ce dernier, devenir « passager d’un bus autonome » après avoir été « passager d’un bus » sera beaucoup plus aisé que de passer de « conducteur » de sa voiture à celui de « passager » de sa voiture autonome.Pour toutes ces raisons, l’avenir du véhicule autonome passera par un usage partagé.

Intervenants :

Jean-Jacques Bernard, Vice-président en charge des Transports et des déplacements, Rennes Métropole
Guillaume Crunelle, Associé et responsable du secteur automobile, Deloitte
Mathieu Dunant, Directeur de l’innovation, groupe RATP
Anne-Marie Idrac, Haute représentante pour la stratégie nationale de développement des véhicules autonomes
Coralie Renard, Directrice Marketing Systèmes de Transport Autonome, Transdev
Scheherazade Zekri, Directrice Nouvelle mobilités, Keolis